Le magnifique bâtiment de la Corderie Royale est né de la volonté de Louis XIV et de Colbert, son ministre. Pour créer une puissante flotte de guerre, il faut des arsenaux. Colbert décide d’en établir un à Rochefort, au bord de la Charente, à 23 km de l’Atlantique. Le premier ouvrage construit est la corderie dont la réalisation commence en 1666 pour se terminer en 1669.
Le bâtiment de 374 m de long, posé sur un radeau de poutres de chêne pour pallier l’instabilité du terrain marécageux, est une manufacture de cordes. Sa grande longueur s’explique par le besoin de confectionner des cordages longs d’une encablure, soit 200 m.
Les autres bâtiments de l’arsenal vont se succéder au bord de la Charente, magasins, fonderie, forges, poudrière, formes de radoub pour la réparation des bateaux. 500 navires et vaisseaux vont être construits jusqu’à la fermeture de l’arsenal en 1927. La corderie fabrique des cordages pour la marine jusqu’en 1867, l’évolution des techniques et l’apparition des câbles d’acier rendant obsolète son activité.
L’amiral Maurice Dupont, commandant la marine à Rochefort, entreprend de nettoyer le site en 1964, et en 1967, le bâtiment devient monument historique. Les conditions sont réunies pour sa restauration qui commence en 1976 pour s’achever en 1988. L’aile sud y voit naître mieux qu’un musée, le Centre International de la Mer, centre d'interprétation différent du musée traditionnel à vocation maritime, en 1985.
| Salle 1 : Corderie et cordages |

Salle 2 : Atelier de Matelotage et utilisation des cordages à bord
Salle 3 : Exposition temporaire
Visite Libre du Chantier de l'Hermione :
"Pour que vive la liberté, il faudra toujours que des hommes se lèvent et secouent l’indifférence ou la résignation"
Panneaux, maquettes et audiovisuels jalonnent le parcours autour du navire en construction.
Un parcours spécial enfant est installé sur tout le site.
Dans les ateliers, découvrez les hommes au travail et les différentes pièces en fabrication.
Un parcours spécial enfant est installé sur tout le site.
Dans les ateliers, découvrez les hommes au travail et les différentes pièces en fabrication.
La Fayette a été l’un d’eux, il reste aujourd’hui un symbole. Reconstruire l’Hermione, la frégate qu’il emprunta pour gagner l’Amérique, c’est rendre à La Fayette un hommage authentique et conserver la mémoire d’une grande aventure de solidarité entre les hommes.
Depuis juillet 1997, l'Association Hermione-La Fayette s'est lancée dans une formidable aventure, la reconstruction de la frégate Hermione, navire, qui, en 1780, permit à La Fayette de rejoindre les insurgés américains en lutte pour leur indépendance.

Une frégate, témoin d'une grande époque de la construction navale française
En 1778, dans l'arsenal de Rochefort sur une cale de construction proche de la Corderie Royale, l'Hermione était mise en chantier.
Navire de plus de 65 mètres de longueur hors tout, doté d'une voilure de 1500 m2 répartie sur trois mâts, l'Hermione fut construite sur les plans de l'ingénieur Chevillard Aîné.
Elle faisait partie, avec la Courageuse, la Concorde et la Fée, d'une série de quatre frégates mises en chantier à Rochefort.
Appartenant à la catégorie de frégates dites légères, caractérisées par leur vitesse et leur maniabilité, l'Hermione était équipée de 26 canons tirant des boulets de 12 livres, d'où son nom de "frégate de 12".
Longue de 44,20 m, large de plus de 11 m, la frégate nécessita 11 mois de travail pour des centaines de charpentiers, forgerons, perceurs, cloueurs, calfats... bagnards... pour un total de plus de 35 000 journées de travail.
Navire de plus de 65 mètres de longueur hors tout, doté d'une voilure de 1500 m2 répartie sur trois mâts, l'Hermione fut construite sur les plans de l'ingénieur Chevillard Aîné.
Elle faisait partie, avec la Courageuse, la Concorde et la Fée, d'une série de quatre frégates mises en chantier à Rochefort.
Appartenant à la catégorie de frégates dites légères, caractérisées par leur vitesse et leur maniabilité, l'Hermione était équipée de 26 canons tirant des boulets de 12 livres, d'où son nom de "frégate de 12".
Longue de 44,20 m, large de plus de 11 m, la frégate nécessita 11 mois de travail pour des centaines de charpentiers, forgerons, perceurs, cloueurs, calfats... bagnards... pour un total de plus de 35 000 journées de travail.
Le pont transbordeur est un ouvrage d'art permettant de relier les deux rives de la Charente, entre les villes de Rochefort et d' Échillais, sans gêner la navigation. C'est l'un des derniers ponts transbordeurs existants en France.
En juin 1966, le transbordeur sert alors de décor à la scène inaugurale du film de Jacques Demy, Les Demoiselles de Rochefort où l'on voit arriver la caravane foraine traversant la Charente, et où la nacelle suspendue fait office de plateau pour une composition chorégraphique.
En 1975, un budget de 1,4 million de francs est alloué en prévision de sa démolition. Mais le 30 avril 1976, le pont sera sauvé grâce à sa classification comme Monument historique, et échappera ainsi à la destruction
Le coté insolite







































































































